mardi 14 mars 2017

Comme une étoile filante. L'hermine. Texte de Daisy Demoor sur des photos de Roland Clerc


Quelques plaques de neige résiduelles, des mottes d’herbe humide, des trous partout, des galeries où se terrent les campagnols … En cette fin d’hiver, l’hermine, encore vêtue de sa fourrure immaculée, émerge des pierriers qui dissimulent son repaire.  D’un œil vif et sombre, elle inspecte la prairie. Les proies sont là, à portée de gueule, sur cet immense champ de course qu’elle parcourt en zigzaguant, en sautant, en faisant la folle, glissant son long corps très souple entre les étroites parois d’un labyrinthe souterrain. Les rongeurs ne lui échapperont pas. Elle est bien trop rapide. Une vraie étoile filante ! L’attaque est fulgurante : mordue à la nuque, sa victime trépasse presque instantanément. L’air agressif, la féroce prédatrice guigne quelques secondes,  son fin museau planté de jolies moustaches humant les odeurs, puis  disparaît dans un trou pour réapparaître tout aussi vite ailleurs. La  voilà qui fonce comme un bolide, gratte le sol, fouille la poudreuse de ses griffes acérées. Lorsqu’elle regagne son abri, le cœur battant la chamade, ses poils mouillés se collent en une coiffure originale. Quelle dépense d’énergie ! Roulée en boule dans une cachette tapissée des peaux de ses proies, elle récupère en profitant d’une chaleur bienfaisante.  D’après les statistiques, en un an, elle est capable d’exterminer plus de mille rongeurs, c’est dire qu’elle joue un rôle important dans la régulation de leurs populations.

photos copyright Roland Clerc







En période de disette, notre fusée n’hésite pas à se nourrir de lièvres, lapins ou lagopèdes qui meurent d’arrêt cardiaque plutôt que des blessures engendrées par la féroce prédatrice. Quand elle grimpe aux arbres pour chiper un œuf, elle le coince entre son menton et une patte avant, le transportant jusqu’à son antre sur 3 pattes où elle le déguste. Afin d’échapper aux rapaces, buses ou chouettes qui en veulent à sa peau, elle délaisse sa tenue blanche hivernale pour endosser un habit brun qui passera inaperçu dans la végétation printanière.

Il est possible que vous la rencontriez près de piles de bois, dans des raccards ou même en plaine, près des habitations où un peu de nourriture abandonnée fera le bonheur de la jolie carnassière.





samedi 4 mars 2017

Hommage à Madame Charles Bernard Delobelle - Artiste peintre et sculpteur

Marthe Bernard Delobelle, artiste peintre et sculpteur,
 née le 19 décembre 1908,
Sociétaire des Artistes Français à Roubaix (59),
  du Salon des indépendants
 et de l' Ecole Française à New York

Photo colorisée signée par Maurice Chevalier
Marthe Bernard Delobelle, en compagnie de Maurice Chevalier,
lors d'une exposition de ses tableaux au
Casino de la Forêt au Touquet Paris Plage en 1970.

Marthe Bernard avait une résidence secondaire à
 Tardinghen (Pas de Calais)
où elle trouva l'inspiration de beaucoup de ses oeuvres.


dont ce Cap Blanc Nez qui avait été exposé à New York


Parmi ses sculptures, ce couple qui la représente avec son mari et son fameux petit fichu sur la tête,  sculpture émouvante car l'on sait qu'elle n'avait pas eu d' enfants et que l'on voit ici le couple tenant ce bébé avec tant de tendresse.





Ses oeuvres et ses tableaux furent très nombreux et éparpillés à son décès chez ses très nombreux neveux et nièces et amis.
Je lance un appel ici pour que le plus grand nombre puisse m' envoyer des photos de ce qu'ils ont afin de rendre hommage à notre tante en faisant vivre et en partageant ses réalisations.
Merci à chacun.

Elle aimait la Nature, la campagne, les fleurs, les paysages de bords de mer, la Bretagne, et son cher refuge dans les dunes de Tardinghen entre les 2 Caps

Quelques photos prises de certaines de ses oeuvres

Port breton à marée basse

Le bouquet romantique


Très joli petit tableau de Marthe Bernard Delobelle chez mes enfants


La relève des casiers à homards à Noimoutiers.
Tableau offert par Tante Marthon à mon mariage en Juin 1971.