mardi 5 mai 2015

Chaleur, émotions, intimité au Jardin de la Sauvagine. Le printemps lève le voile.


Je suis seul, devant ces massifs
 qui semblent à l'abandon,
 abandon mesuré, le printemps le dévoile.
Quarante ans de souvenirs, quarante ans de nous deux,
 quarante ans de voyages,
des graines ramenées et des pierres aussi,
de notre vie commune,
 de nos vacances rêvées.
un album vivant 
et cette sève montante...

Je sens ton souffle sur mon épaule,
 tu es à mes cotés.
Oui, je retrouve les plantes qu'on avait découvertes,
elles sortent de ce désordre, elles commencent à fleurir.
Je suis seul à les découvrir, et pourtant tu es là,
dans ce renouveau,  cette belle espérance
d'une nouvelle saison
 de nos amours vivants.

Eric Delobelle Sauvage (La Sauvagine)




 

4 commentaires:

  1. Très beau texte et magnifiques photos. Émotion quand tu nous prends !

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    1. Merci Marcel, c'est très flatteur de la part d'un grand érudit comme toi. C'est vrai que chaque coin de mon jardin est un souvenir précieux et émouvant. Je ne pourrais pas finir mes jours ailleurs malgré la solitude.

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  2. Le jardin nous ramène toujours à ceux qu'on a aimés, qui se sont éclipsés. J'ai encore beaucoup de peine à simplement regarder le jardin de mon père. Tes mots me touchent, merci Eric.

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    1. Par tes photos, je connais ta grande sensibilité, je m'y retrouve. La beauté d'une fleur, un papillon, un souvenir partagé, les larmes souvent, c'est aussi une bonne thérapie qui nous rapproche de l'être aimé et qui soulage de nos peines ineffaçables.

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